L’Object Storage, une technologie enfin adaptée aux use cases nécessitant de hautes performances, selon 3 études récentes

Jusqu’ici, il était naturel de devoir arbitrer entre le coût, la scalabilité et les performances lors du choix d’un système de stockage. Un arbitrage devenu complexe. Le volume de données collecté par les entreprises ne cesse de croître : d’après IDC, de 2018 à 2023, le taux de croissance annuel moyen dépassera les 25 % pour […]
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Jusqu’ici, il était naturel de devoir arbitrer entre le coût, la scalabilité et les performances lors du choix d’un système de stockage. Un arbitrage devenu complexe. Le volume de données collecté par les entreprises ne cesse de croître : d’après IDC, de 2018 à 2023, le taux de croissance annuel moyen dépassera les 25 % pour atteindre une « global datasphere » de 102,6 zettaoctets à cette échéance. D’autre part, les moyens d’extraire de la valeur de ces données se démocratisent, sollicitant les systèmes de stockage comme jamais auparavant.

Grâce à l’accessibilité des ressources de calcul (cluster de calcul distribué type Hadoop et GPU) et à la démocratisation des algorithmes (machine learning, deep learning…), les entreprises peuvent enfin concrétiser les promesses du Big Data. Dans ce contexte, l’Object Storage, jusqu’ici considéré comme une solution d’archivage (active archive ou long-term archive) doit aujourd’hui être reconsidéré, recommandent plusieurs études d’IDC et Gigaom, à l’aune des performances démontrées par les solutions d’Object Storage de deuxième génération, à l’instar d’OpenIO.

Croissance du recours à l’Object Storage dans les entreprises qui veulent tirer profit du Big Data

Dans son rapport IDC Innovators: Open Source Object Storage for High-Performance Workloads, 2019 [accès payant], paru en décembre 2019, le cabinet IDC cite trois « innovateurs »  – qui développent tous les trois des solutions de stockage en mode objet open source :

  • MinIO
  • SoftIro
  • OpenIO

« Ceph prédomine le marché, toutes les industries et toutes tailles de clients confondues, avec un accent sur l'archivage », rapporte Amita Potnis, Research Director, Infrastructure Systems, Platforms, and Technologies Group chez IDC. « Le marché dispose désormais d'un plus grand nombre d'options open source à prendre en compte, car des startups telles que MinIO, SoftIron et OpenIO développent des technologies de stockage orientées objet spécialement conçues pour environnements exigeant de hautes performances. »

OpenIO fait d'ailleurs son entrée dans l'édition 2019 de l'IDC Marketscape : "Worldwide Object-Based Storage 2019 Vendor Assessment", en témoigne le graphique suivant.


Dans un précédent document, intitulé Consider Object Storage for High-Performance Use Cases [en consultation libre], IDC évoquait d’ailleurs l’explosion du recours au stockage en mode objet dans les entreprises qui exploitent les techniques de l’IA, du machine learning, deep learning et/ou disposent de flottes d’objets connectés (IoT). « [Ces nouveaux usages] sont à l'origine à la fois de la croissance des données (dans de nombreux cas à des centaines de pétaoctets, voire d'exaoctets) et de la nécessité d'une analyse en temps réel. Le coût et la performance sont des préoccupations immédiates pour toute organisation ayant ce type de projets. »

L’Object Storage, une technologie désormais viable pour les cas d’usage nécessitant de hautes performances (Big Data, Intelligence artificielle, machine learning, deep learning…), selon le cabinet IDC.  Accédez à l’étude IDC Technology Spotlight gratuitement !

Comment distinguer les solutions d’Object Storage

Dans son rapport Key Criteria for Evaluating Enterprise Object Storage, publié en novembre 2019, l’analyste Enrico Signoretti de GigaOm a passé au crible 12 technologies concurrentes :

  • Caringo Swarm
  • Cloudian HyperStore
  • Dell EMC ECS
  • Hitachi Vantara HCP
  • IBM Cloud Object Store
  • Minio
  • NetApp StorageGRID
  • OpenIO
  • Red Hat Ceph
  • Scality RING
  • SwiftStack
  • Western Digital ActiveScale

Le rapport de Gigaom met en lumière les avantages et inconvénients liés aux choix d’implémentation du concept de l’object storage par les différents fournisseurs, qui recourent également à différents algorithmes d’erasure coding pour assurer la protection des données.

OpenIO s’y distingue par son efficience, et se voit classé au côté de MinIO au sein du segment « high perf ». Des qualités démontrées lors du #TbpsChallenge, qui a permis à la technologie OpenIO d’atteindre le record d’1,372 Tbps en écriture sur une infrastructure mise à disposition par Criteo Labs.

Object Storage Solutions - Gigaom

La performance devient un critère de choix pour les systèmes de stockage

Ces différentes études convergent dans le constat qu’une nouvelle génération de technologies d’Object Storage émerge, dont les fers de lance les plus souvent cités sont OpenIO et MinIO. Deux acteurs engagés dans une « guerre de la vitesse », comme l’a formulé en novembre le spécialiste du stockage Chris Mellor.

Alors que la performance a longtemps constitué une promesse marketing pour l’ensemble des acteurs, difficilement vérifiable, elle devient le critère autour duquel se recompose le marché de l’Object Storage. Et pour cause : pour des besoins résiduels d’archivage légal de certains types de données, le public cloud storage, les technologies d’object storage de première génération et même le stockage sur bandes magnétiques constituent des solutions adéquates, assurant des coûts bas. Cependant, dès lors que les données sont intensivement utilisées, ces systèmes montrent leurs limites, en termes de bande passante et/ou de scalabilité.

Reste à faire la pédagogie de cette notion de performance, plus complexe qu’il n’y paraît puisqu’elle s’entend en trois dimensions, comme nous l’écrivions dans un précédent blogpost :« Performances des systèmes de stockage : 3 critères à prendre en compte »

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