OpenIO, technologie de stockage idéale pour protéger les données d’une plateforme Nextcloud et faciliter la collaboration à grande échelle

L’usage de Nextcloud se répand, chez les particuliers qui souhaitent éviter les services de cloud publics étrangers. Si OpenIO peut être utilisé comme stockage primaire, son usage comme stockage externe permet de partager l’espace avec d’autres applications métier, qui peuvent également lire et déposer des données.
This article is also available in English Read the English version
| @openio
Share

« La vie privée est le fondement de la démocratie », affirme depuis longtemps Frank Karlitschek, activiste et entrepreneur allemand. Une conviction qu’il a mise au service du projet Nextcloud, qu’il supervise depuis 2016 en tant que PDG. L’usage de Nextcloud se répand, chez les particuliers qui souhaitent éviter les services de cloud publics étrangers tels que Dropbox, Google Drive ou One Drive. Mais aussi dans les entreprises, les universités ou encore les ministères qui souhaitent avoir le total contrôle de leurs données, à l’instar du ministère de l’intérieur français.

"La vie privée est le fondement de la démocratie"

Frank Karlitschek, CEO of Nextcloud<;/h4>

Lorsque Nextcloud est utilisé comme un outil de collaboration d’entreprise, la question de la technologie qui sert à stocker, mettre à disposition et sécuriser les documents partagés via la plateforme est une question primordiale.

Une plateforme de collaboration open source, en mode cloud privé

Au cours de la dernière décennie, Nextcloud est devenu une référence dans le domaine des plateformes de collaboration on-premise. Partage de ressources avec des tiers, édition collaborative de documents, synchronisation de fichiers entre plusieurs appareils, messagerie instantanée, appels audio et vidéo, calendriers et contacts partagés… Nextcloud dispose de toutes les fonctionnalités aujourd’hui requises pour le travail en équipe, et d’applications pour desktop, smartphone et tablette. De plus, la généralisation actuelle du télétravail le démontre : les serveurs NAS d’entreprise, accessibles depuis le réseau de l’entreprise ou derrière un VPN, ne correspondent plus aux besoins actuels des utilisateurs.

Nextcloud est un logiciel de conception européenne — le siège est situé à Stuttgart en Allemagne, avec des employés répartis dans une vingtaine de pays. Cette application open source est aujourd’hui en mesure de rivaliser avec les solutions de type Microsoft Office 365 ou G suite de Google. Tout en offrant de solides garanties en termes de sécurité et de confidentialité des données, puisque Nextcloud est pensé pour l’auto-hébergement, en mode cloud privé. Un véritable atout alors que l’entrée en vigueur du RGPD en mai 2018 a marqué une prise de conscience des enjeux liés à la protection des données personnelles.

Quelle solution de stockage associer à Nextcloud ?

Lorsqu’une organisation souhaite mettre en place une plateforme Nextcloud, sur laquelle chaque usager dispose d’un compte associé à un espace de stockage, se pose la question du stockage des données. Dans le cas d’un particulier déployant une instance Nextcloud, par exemple sur un serveur NAS, le stockage est réalisé localement, sur les disques de la machine et les données peuvent être protégées par un mécanisme de RAID. On parle alors de stockage primaire.

Pour une plateforme de plus grande envergure, destinée à héberger des centaines, voire des dizaines de milliers de comptes et autant de Go, comme c’est le cas pour les universités, il est pertinent de dissocier l’infrastructure de stockage des données, et de connecter ce stockage externe à Nextcloud via différents protocoles, dont l’API S3. Et c’est là que la technologie d’Object Storage OpenIO entre en jeu !

Si OpenIO peut être utilisé comme stockage primaire, son usage comme stockage externe permet de partager l’espace avec d’autres applications métier, qui peuvent également lire et déposer des données.

"La technologie OpenIO est non seulement compatible avec Nextcloud, mais elle apparaît comme un choix idéal. Développée par une équipe d’ingénieurs français, son cœur est open source. Et elle fait partie des technologies de stockage en mode objet nouvelle génération, orientée sur la performance et l’hyperscalabilité."

Andreas Rode, Head of Sales chez Nextcloud

Les atouts d’OpenIO

L’intérêt de dissocier le stockage et d’opter pour OpenIO, est multiple. D’abord, la scalabilité du stockage, puisque le stockage primaire disponible de Nextcloud sera tôt ou tard contraint par la capacité du châssis des serveurs applicatifs. Un cluster OpenIO est, quant à lui, extensible à l’infini, et les ressources ajoutées sont immédiatement disponibles (c’est ce que nous appelons l’Instant Scaling).

Ensuite, la protection des données : OpenIO prend en charge la sécurisation des données via l’erasure coding (l’équivalent du RAID, opéré de manière logicielle), qui est plus efficient en termes d’espace consommé. Et l’administrateur de la plateforme peut définir de manière fine le niveau de protection souhaité. De plus, une solution de stockage comme OpenIO est designée pour être résiliente, c’est-à-dire tolérante à la casse d’un disque, mais aussi à la perte d’un serveur. OpenIO est également conçu pour absorber la charge, en écriture comme en lecture, ceci permettant aux serveurs applicatifs hébergeant les services Nextcloud de ne pas être ralentis lors de l’upload ou du download de fichiers par un grand nombre d’utilisateurs. Tout ceci assure la haute disponibilité des données. Enfin, il s’agit également de maîtriser les coûts ; une technologie dite « software-defined » comme OpenIO permet d’exploiter des serveurs standards, bon marché. Que ceux-ci soient sur site (on-premise) ou chez un Cloud service provider tel qu’OVHcloud – lequel vous permet de choisir l’emplacement géographique de vos données.

Enfin, lorsque la plateforme Nextcloud connait des pics de charge, OpenIO se révèle être un choix pertinent : notre technologie a démontré, à l’occasion du #TpbsChallenge fin 2019, des performances record, en franchissant notamment la barre du térabit de données par seconde.

Pour ces différentes raisons, plusieurs de nos clients ont fait le choix d’OpenIO pour déployer des plateformes Nextcloud. L’équipe d’OpenIO, en réponse à l’appel de Cédric O, secrétaire d’État au numérique et en partenariat avec BeeZim (expert des solutions open source) et OVHcloud (leader européen du cloud computing) a elle-même déployé en quelques jours une plateforme de ce type Nextcloud + OpenIO à destination des enseignants, afin de mettre à leur disposition, gratuitement, un espace de stockage et partage de leurs ressources pédagogiques (100 Go par compte).