Préparer l’après : déconfinez vos données !

La période que nous traversons bouleverse nos façons de travailler. Parce que les systèmes informatiques sont devenus essentiels à la plupart des activités humaines, les DSI et leurs équipes sont en première ligne pendant cette crise sanitaire.
This article is also available in English Read the English version
OpenIO
OpenIO
High-Perf Object Storage
@openio
Share
Déconfinez vos données

La période que nous traversons bouleverse nos façons de travailler. La généralisation du home office intensifie l’usage des outils numériques. Elle révèle parfois les lacunes des plans de continuité d’activité. Ou la sous-optimisation des infrastructures en place, soumises à une charge importante depuis plusieurs semaines. Et ce « stress test » grandeur nature démontre évidemment les bénéfices du cloud. Les applications « cloud native », c’est-à-dire pensées pour être déployées dans le cloud, n’ont eu aucun mal à passer à l’échelle, moyennant l’ajout de ressources supplémentaires. Des ressources que la virtualisation et les outils d’orchestration permettent d’allouer de manière dynamique, et de configurer en quelques minutes seulement.

Rien ne sera comme avant

Bien que plongés dans l’incertitude par cette paralysie soudaine de l’économie, le moment est peut-être venu de préparer l’après, en tirant les premières leçons de l’épisode en cours. Ne nous voilons pas la face : si quelques acteurs, à l’instar de Zoom, auront bénéficié de cette crise, la plupart devront composer avec l’exigence de maîtriser leurs dépenses, voire de les réduire pour surmonter la récession en marche. De plus, le retour à la normale ne signifiera pas un retour à la situation antérieure. Il est évident qu’après une telle période de confinement, retrouver le chemin du bureau sera apprécié par un grand nombre de collaborateurs. Mais le bureau, qui favorise les interactions sociales, sera-t-il encore le lieu privilégié pour produire des services, du code ? Demain, quels arguments pourront opposer les entreprises à ceux qui ont fait le constat d’une productivité accrue, d’un meilleur équilibre vie professionnelle/vie privée en pratiquant le télétravail ? L’IT devra tenir compte de cette révolution numérique, opérée à marche forcée par une pandémie… qui contraint la plupart des Chief Digital Officers à une certaine modestie, et inspire aux cabinets de conseil de nouveaux buzzwords, à l’instar du florissant « Digital Workplace ».

Le chantier du stockage des données

Dans cette réflexion sur l’IT d’après la crise, la question du stockage de données doit prendre une place importante. Ceux qui n’ont pas cédé aux sirènes du public cloud storage l’ont constaté : il est plus difficile de scaler le stockage que le compute. Or, la production de données va s’intensifier, entrainant des besoins exponentiels. Et l’exploitation des données est au cœur de la création de valeur d’un nombre toujours plus grand d’activités. Une valeur économique, mais pas uniquement : le Big Data et l’IA ont montré qu’ils pouvaient jouer un rôle dans la lutte contre le Covid-19, de manière directe en contribuant à la recherche médicale, à l’accélération des essais cliniques pour d’éventuels traitements et à la gestion du déconfinement[1]. Ou de manière indirecte en optimisant l’ensemble des chaînes logistiques d’approvisionnement. Or, la dernière génération de solutions de stockage objet, dont fait partie OpenIO, est justement la technologie idéale pour stocker et servir ce type de données à des clusters de calculs.

  1. La première génération de technologie de stockage objet était tournée vers l’archivage.
  2. La seconde répondait aux besoins de partage.
  3. La troisième génération, qui convient aux workloads de type Big Data / AI[2], est designée pour l’hyperscale et la performance (en particulier en termes de bande passante atteignable).

Vers une accélération du mouvement de data repatriation ?

Ceux qui avaient misé sur le Public Cloud Storage verront probablement arriver la mauvaise surprise risque en différé, à la réception de la facture : ils constateront alors que le coût au Go est finalement assez dérisoire en comparaison du coût facturé pour l’usage de ces données, qui est difficilement prévisible. Un oubli qui peut conduire à prendre des décisions absurdes, à l’instar de la NASA qui migrait récemment chez AWS 247 pétaoctets de données… sans anticiper le coût exorbitant qui découlerait des milliers de téléchargement de ces documents par les scientifiques.

On peut donc parier sur l’accélération du mouvement de data repatriation, c’est-à-dire la migration depuis les services de cloud public vers des infrastructures de type cloud privé, hébergées chez un cloud provider ou éventuellement sur site (on-premise). L’assurance de bénéficier du meilleur rapport prix/performance, tout en gardant le contrôle sur ses données, moyennant la nécessité de mobiliser en interne ou via un prestataire, les compétences nécessaires au déploiement à l’administration d’un cluster de stockage. C’est d’ailleurs le principal frein, et c’est pourquoi OpenIO, éditeur de logiciel, a vocation à proposer de plus en plus de service management. Un niveau de support que nous baptisons « You host, we manage » et proposons à ceux qui possèdent des clusters > 5 Po, afin qu’ils puissent se concentrer sur leur cœur d’activité.

La fin du NAS d’entreprise, au profit des plateformes de collaboration

L’Object Storage a, depuis quelques années, détrôné les serveurs NAS auparavant utilisés pour fournir les données à des applications web, permettant de baisser les coûts tout en augmentant la résilience des infrastructures (voir le use case Dailymotion).

L’explosion du télétravail aura, quant à elle, accéléré l’obsolescence des serveurs NAS d’entreprise (scale-out NAS), qui ont longtemps servi à partager des documents entre les membres d’une organisation, connectés au sein d’un même réseau privé. La collaboration à distance, et en mobilité, exige de nouveaux outils de type plateforme collaborative, à l’instar de Nextcloud ou Storage made easy, qui permettent d’accéder à des ressources depuis n’importe quel appareil (ordinateur, smartphone, tablette…), de les partager et de les éditer de manière collaborative. Un besoin auquel l’Object Storage peut répondre, utilisé en tant que technologie de stockage en back-end ce type de plateforme. Ceci en levant les freins du coût et de la scalabilité. Car les NAS d’entreprise, reposant souvent sur des appliances et du file system, offrent en comparaison, un TCO élevé, et des capacités limitées.

Modernisation des infrastructures et optimisation des parcs de machines

Les crises sont un terreau pour l’innovation. Celle-ci aura démontré le rôle joué par la technologie pour maintenir le lien entre les individus. La situation conduira également les entreprises à moderniser leurs infrastructures, car la crise aura accéléré l’adoption de nouveaux outils, dont l’usage va s’inscrire durablement dans les habitudes de travail.

L’Object Storage, tel que nous le proposons chez OpenIO, c’est-à-dire défini de manière logicielle et hardware agnostic, pourrait dans ce contexte s’avérer une solution intelligente pour réemployer des machines d’ancienne génération, et augmenter à peu de frais vos capacités de stockage. D’autant qu’OpenIO supporte également parfaitement l’hétérogénéité hardware au sein d’un même cluster.

La crise, une opportunité de regagner notre souveraineté numérique ?

Enfin, cette crise sanitaire aura mis en lumière notre dépendance aux États-Unis en matière numérique, aussi bien en ce qui concerne les outils de communication privés que professionnels. Jusqu’ici, il était possible de croire que les intérêts commerciaux des géants américains du Net prenaient le pas sur l’hypothétique tentation de réaliser de l’espionnage économique, en profitant des législations de type Patriot Act / Cloud Act pour accéder aux données des entreprises étrangères au motif de la lutte contre le terrorisme. La situation de « guerre » que nous vivons actuellement, comme la qualifient nos dirigeants, change la donne. Le repli des nations sur elles-mêmes et la politique du chacun pour soi en ce qui concerne le matériel médical (masques, médicaments, respirateurs…) pourrait bien un jour s’appliquer au numérique. Cela nous oblige à concevoir la souveraineté numérique non plus comme un idéal, mais comme une nécessité. En particulier sur les sujets régaliens tels que la santé. Cette crise peut être une opportunité, l’occasion d’un sursaut salutaire : rappelez-vous que l’épidémie de SRAS au début des années 2000 avait aidé la naissance des BATX. C’est la raison pour laquelle nous soutenons cet appel : « Pour une liberté, une souveraineté et une sécurité numérique immédiates ».

L’avenir appartient à ceux qui feront, avant les autres, les choix les plus pertinents.

Demeure une question : en période de crise et d’incertitude, est-il raisonnable de lancer le projet de migrer vers une nouvelle solution de stockage ? Après le rush des premières semaines, à parer au plus urgent, vos équipes sont sans doute moins stressées, plus disponibles. Surtout, cette crise, en replaçant tout le monde sur la ligne de départ, rebat les cartes. L’avenir appartient à ceux qui feront, avant les autres, les choix les plus pertinents.

[1] Voir :

[2] Voir :

OpenIO
OpenIO
High-Perf Object Storage
@openio
Share
All posts by OpenIO